La FDIM et AME Trade annoncent le succès retentissant d’IMC Maroc 2025, marquant un moment décisif pour la souveraineté minière et industrielle africaine
Marrakech, Maroc – La Fédération de l’Industrie Minérale du Maroc (FDIM) et AME Trade ont le plaisir d’annoncer les excellents résultats du Morocco International Mining Congress and Exhibition (IMC Morocco 2025), un rassemblement majeur qui a réuni des ministres, des PDG du secteur minier mondial, des investisseurs, des dirigeants industriels et des experts technologiques venus d’Afrique, du Moyen-Orient et d’autres régions du monde.
Au cours de deux journées stratégiques, le congrès a consolidé le rôle du Maroc en tant que hub industriel et technologique ouvert pour les minéraux stratégiques et critiques, tout en faisant progresser l’ambition africaine d’une souveraineté minérale, d’une gouvernance renforcée, d’une création de valeur et d’une croissance industrielle verte.
L’événement s’est ouvert sur une allocution percutante de S.E. Leila Benali, Ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable, qui a situé la course mondiale aux minéraux critiques dans la tension entre les temps longs de la géologie et le rythme accéléré de la transformation économique mondiale. Elle a souligné la place irremplaçable de l’Afrique dans la transition énergétique :
« Les minéraux critiques sont devenus le moteur de l’économie du XXIᵉ siècle… et personne, absolument personne, ne peut avancer sans l’Afrique. »
Elle a mis en avant le leadership du Maroc dans la digitalisation de son cadastre, la modernisation de son cadre légal minier, et la création de nouveaux modèles de gouvernance pour l’exploitation artisanale et à petite échelle, tout en saluant la dynamique continentale portée par le Cadre ESG Africain et le Corridor OTC.
JOUR 1 – Souveraineté, gouvernance et diversité au premier plan
La première journée a donné un ton politique affirmé grâce au Panel ministériel sur l’intégration de l’Afrique aux chaînes de valeur minières mondiales, lors duquel des dirigeants du Maroc, d’Arabie Saoudite, de Mauritanie, du Liberia, du Kenya et des Comores ont examiné l’importance continentale du Corridor OTC. Les discussions ont porté sur la souveraineté, une gouvernance menée par l’Afrique, la traçabilité des ressources, et la nécessité de normes ESG harmonisées, conçues par des Africains, pour l’Afrique.
Un moment fort fut le Dialogue sur le leadership féminin dans l’industrie minière, réunissant dirigeantes, décideurs publics et jeunes professionnelles afin d’aborder la représentation des femmes dans l’ensemble de l’écosystème minier. Les intervenantes ont souligné que l’avenir minier du continent ne peut se construire sans tirer parti du talent des femmes en géologie, ingénierie, finance, ESG et politiques publiques. La session a produit des recommandations clés concernant le mentorat, la mobilité professionnelle et les politiques internes sensibles au genre.
Les sessions techniques ont approfondi le rôle des minéraux critiques pour la transition énergétique, mettant en avant l’importance croissante du Maroc en tant que hub régional de transformation pour le cobalt, les phosphates, les terres rares et les matériaux pour batteries.L’innovation en exploration, l’intégration amont-aval et la souveraineté industrielle à long terme du continent ont constitué des axes centraux.
JOUR 2 – Logistique, innovation et ESG façonnent l’avenir industriel de l’Afrique
La deuxième journée s’est orientée vers l’excellence opérationnelle et les facteurs permettant une compétitivité durable.
Le Forum sur les corridors logistiques et industriels a examiné les infrastructures nécessaires pour soutenir les ambitions minérales de l’Afrique, des ports aux corridors ferroviaires, en passant par le transport multimodal et les plateformes de certification. Les intervenants ont insisté sur le fait qu’une logistique performante est essentielle pour permettre aux pays africains de retenir davantage de valeur et de s’intégrer plus profondément aux chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le Forum ESG et exploitation minière responsable a apporté des éclaircissements sur le Cadre ESG Africain, développé conjointement dans plusieurs capitales africaines au cours de l’année écoulée. Les délégués ont salué les progrès vers une norme africaine partagée, transparente, pragmatique et adaptée aux réalités géologiques, communautaires et réglementaires du continent.
L’innovation a occupé une place centrale lors de la Table ronde sur la géométallurgie, où des experts ont présenté les avancées en caractérisation des minerais, modélisation des ressources basée sur l’IA et optimisation intégrée mine-usine. Autant d’outils susceptibles de redéfinir l’économie des projets et d’améliorer l’efficacité des ressources dans les gisements africains.
Le développement des talents a également été traité en profondeur lors d’une session dédiée, soulignant l’urgence de former des géologues, métallurgistes, spécialistes ESG, scientifiques des données et ingénieurs en traitement pour soutenir l’industrialisation portée par les minéraux africains. L’alignement des programmes universitaires avec les exigences du numérique, de la durabilité et de la valorisation locale a émergé comme une priorité pressante.
La gestion de l’eau, enjeu critique au Maroc comme dans de nombreuses régions d’Afrique, a été abordée à travers des études de cas démontrant l’utilisation avancée du recyclage de l’eau, l’intégration de la désaliénation et les systèmes de surveillance intelligents pour les opérations situées dans des zones confrontées au stress hydrique.
Une vision continentale en marche
Un des moments marquants du congrès fut l’élan collectif autour de la future Déclaration de Marrakech. Un document majeur exprimant les principes unifiés de l’Afrique en matière de souveraineté minérale, de développement responsable et de rétention de la valeur sur le continent.Les délégués ont réaffirmé que l’Afrique doit construire ses propres chaînes de valeur, définir ses propres règles et garantir que ses minéraux profitent à ses populations.
Perspectives
La FDIM et AME Trade expriment leur profonde gratitude à l’ensemble des partenaires, ministres, dirigeants du secteur et institutions qui ont contribué au succès d’IMC Morocco 2025.L’événement a une nouvelle fois démontré que le Maroc n’est pas seulement un rassembleur, mais un catalyseur de la transformation minière et industrielle africaine.
IMC 2025 a accueilli 650+ participants, 82 intervenants, 15 sponsors, 74 exposants issus de 42 pays, et a bénéficié du soutien total du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du Ministère de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de l’AMDIE, l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations.
IMC Maroc reviendra en 2026, poursuivant l’avancement des investissements, de la collaboration et de l’alignement stratégique pour l’avenir minéral de l’Afrique.